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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 17:46


Version imprimable[Comprendre]  Les tornades et leur formation


 

I - Qu'est-ce qu'une tornade ?

Phénomène passionnant mais aussi source de nombreuses peurs, les tornades fascinent depuis de nombreuses années les spécialistes par la complexité du phénomène mais aussi les amateurs par sa puissance et son imprévisibilité.

Une tornade est une perturbation tourbillonnaire localisée, nous verrons par la suite ce que cela signifie. Pour schématiser, elle se forme à partir d’un nuage d’orage (un cumulonimbus) et compose d’un tuba qui est une sorte de tuyau avec des vents tourbillonnants à des vitesses très variables (de 100 à plus de 500 km/h).

Composition d'une tornade : tuba, vortex, cumulonimbus, vent

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)


Une tornade se forme grâce aux nombreuses particules contenues dans l’atmosphère et aussi grâce aux particules que la perturbation elle-même déplace. Un exemple : la couleur du tuba dépend de la composition du sol sur le lieu d’impact de la tornade. Ainsi, le tuba des tornades qui évoluent dans l’ouest de l’Oklahoma sont souvent de couleur rouge à cause de la couleur de l’argile qui recouvre cette zone.

Lorsque ce phénomène évolue en mer ou sur un lac, on parle de trombe marine. Bien qu’également très dangereuses, elles n’ont pas l’intensité des tornades qui évoluent sur le sol terrestre. Là ce ne sont pas des débris qui sont aspirés mais de l’eau.

Une différence notable entre les tornades de l’hémisphère sud et les tornades de l’hémisphère nord concerne le sens de giration : alors que dans l’hémisphère sud le sens de rotation des tornades est celui des aiguilles d’une montre, c’est l’inverse dans l’hémisphère nord.



II - La formation et la durée de vie d'une tornade


Conditions de formation d'une tornade : convection, cumulonimbus, courant ascendant et descendant, tourbillon(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

A la base d’une tornade, il y a un cumulonimbus (Cu), un type de nuage qui donne naissance aux orages.
Le cumulonimbus est un nuage d’origine convective, de ce fait plusieurs conditions sont nécessaires à sa formation. Il faut de l’air chaud et humide à la base, le rayonnement solaire sur le sol crée alors un mouvement de convection. Cet air chaud et humide s’élève et se condense en rencontrant en altitude un courant froid. Le cumulonimbus se forme alors.

L’ascension de l’air chaud (plus léger) se poursuit créant ainsi un courant ascendant principal alors que l’air froid forme un courant descendant. On a alors deux mouvements contraires : c’est un mouvement tourbillonnant, un mouvement de spirale qui se met alors en place avec de courants de vents qui s’enroulent l’un dans l’autre.



Conditions de formation d'une tornade : mésocyclone, tourbillon, courant ascendant et descendant, différence de pression, aspiration, tuba, vortex(cliquer sur l'image pour l'agrandir)


On peut schématiser ce mouvement tourbillonnant par un cône avec à l’intérieure de celui-ci une pression moins importante qu’à l’extérieur. De ce fait, l’air chaud ascendant ne peut monter que par la base du tourbillon, ce qui amplifie le mouvement de rotation. Ce tourbillon se produit au départ dans le cumulonimbus à une altitude supérieure à 4000 mètres d’altitude et le diamètre du cône est de 10 à 20 kilomètres. Ce phénomène est appelé mésocyclone.

La différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur du tube augmentant, le tourbillon se renforce er se rapproche peu à peu du sol avec un diamètre qui n’excède pas alors un kilomètre et des vents bien plus violents. C’est donc une convergence des vents de plus en plus importante qui crée ce que l’on appelle une tornade.


C’est le tuba (ou vortex) qui parfois touche le sol et qui est visuellement le phénomène le plus impressionnant d’une tornade. Ce tuba est en fait une excroissance du cumulonimbus due aux courants ascendants qui créent un mouvement tourbillonnant. Le tuba est sans cesse alimenté par les divers débris issus de l’œuvre de destruction de la tornade.
Une tornade est généralement associée à un orage isolé : la plupart du temps, un seul cumulonimbus (Cu) est associé à une tornade. C’est ce qui en fait toute sa puissance car le cumulonimbus en question concentre ainsi toute l’énergie et n’interagit pas avec un autre cumulonimbus ce qui en fait un élément stable : la tornade a ainsi un temps de vie plus long et peut ainsi se charger en puissance en augmentant la vitesse des courants ascendants et descendants. C’est pourquoi si un orage donnant naissance à une tornade peut durer plusieurs heures, la phase de maturité de la tornade (c'est-à-dire la phase où la formation de la tornade est complètement achevée) est relativement courte.


Lorsque les conditions de formation ne sont plus réunies (confrontation entre air chaud et air froid …), la tornade perd en puissance, s’incline à l’horizontal, puis disparait.



III - Différents types de tornades


D’après les spécialistes, les tornades sont relativement peu prévisibles de par les conditions particulières qu’elles requièrent pour se former. Au mieux, elles sont annoncées une heure à l’avance grâce aux radars et aux satellites. On peut imaginer que dans les années à venir, avec les progrès actuels, la prévision des tornades, à plus longue échéance, sera possible.
Mais ce qui est encore plus difficile à prévoir, c’est l’intensité des tornades, et les spécialistes ont encore du mal à connaître les conditions particulières qui font que le phénomène sera plus ou moins intense.

Un peu de la même manière que pour les cyclones, les tornades sont classées selon la gravité des dégâts qu’elles occasionnent. C’est l’échelle de Fujita (du nom du spécialiste des tornades dans les années 1970) qui classe les tornades. Cette échelle va, théoriquement de la catégorie F1 à la catégorie F12. Mais dans la pratique, aucune tornade n’est classée de la catégorie F6 à F12 car les dégâts occasionnés en plus par rapport à une tornade de type F5 sont pratiquement indiscernables.

Cette échelle, représentée ci-dessous, ne reflète pas l’intensité des tornades mais hiérarchise leurs effets.

Echelle de Fujita : classification des tornades selon l'intensité et les dégâts (F0, F1, F2, F3, F4, F5 ...)(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Même si ce classement est plus aléatoire et n’est pas toujours vérifié, on peut hiérarchiser les tornades selon la forme du tuba. Ainsi, pour une tornade de faible intensité, le tuba n’atteindra pas dans la majorité des cas le sol. Au contraire, plus la tornade sera violente, plus le tuba sera proche du sol. Une autre caractéristique d’une tornade violente peut être la présence de plusieurs tourbillons au sein d’une même tornade. Les effets dévastateurs sont alors multipliés.

Mais attention, la forme d’une tornade dépend aussi de facteurs indépendants de son intensité : les propriétés du sol qui déterminent la couleur du tourbillon, le taux d’humidité …
 

 

IV - La localisation géographique des tornades


Si la prévision d’un tel phénomène est difficile, on connait assez bien la répartition géographique des régions du globe où les tornades sont les plus fréquentes.

En observant la carte de répartition des tornades, on peut remarquer 8 zones principales : les Etats-Unis, l’Uruguay et l’Argentine, l’Océanie, l’Asie de l’est, le Bangladesh, l’Europe centrale et l’Europe occidentale. Ce sont les zones où les conditions favorables à la formation des tornades sont réunies.


Un cas particulier se dégage néanmoins : il s’agit des Etats-Unis qui concentrent la majorité des tornades. La puissance et le nombre des tornades aux Etats-Unis sont le résultat de conditions extrêmement favorables à la formation de tornades.

Carte représentant les conditions de formation des tornades dans le centre des Etats-Unis : conflit entre l'air froid et sec du pôle nord et l'air chaud et humide du Golfe du Mexique

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

En effet, principalement au printemps, il se produit un conflit de masses d’air entre d’un côté de l’air chaud et humide remontant du Golfe du Mexique et d’un autre côté de l’air froid et sec en altitude provenant du Pôle Nord. On assiste donc à la formation d’une situation extrêmement instable sur le centre du pays avec des orages violents et intenses donnant naissance à plus de 1000 tornades par an avec, pour beaucoup d’entre elles, une puissance dévastatrice.


En France la formation de tornades est très limitée relativement à ce qui se passe aux Etats-Unis. L’observatoire Français des tornades estime que ce sont près de 130 tornades qui se forment chaque année en France. Les tornades violentes sont heureusement très rares. Beaucoup d’entre elles passent d’ailleurs inaperçues en France. Comme le montre la carte de répartition des tornades en France ci-dessous, les départements de Charente-Maritime, du Pas-de-Calais, du Nord et de l’Hérault sont les plus touchés.

Carte de répartition des tornades en France : les départements de Charente-Maritime, du Pas-de-Calais, du Nord et de l’Hérault sont les plus touchés

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)


13 tornades de force F4 ont été recensées à ce jour en France. On recense 2 tornades de force F5 : le 24 juin 1967 à Palluel dans le Pas-de-Calais et le 19 aout 1845 à Montville en Seine Maritime. Cette dernière a été la tornade la plus meurtrière en France avec un bilan de 20 morts et de 300 blessés.


Hasard ou non, c’est en préparant ce dossier que s’est déroulée la terrible tornade qui a frappé la région d’Hautmont dans le nord de la France le dimanche 3 aout 2008 vars 22h40. 3 personnes ont trouvé la mort et 18 autres ont été blessées au cours de ce phénomène qui a provoqué des dégâts monstres. La tornade a parcouru 12 kilomètres ce qui est beaucoup pour une tornade en France.

Photo des dégâts suite au passage d'une tornade dans la région d'Hautmont dans le nord de la France le dimanche 3 aout 2008 vars 22h40. 3 personnes ont trouvé la mort et 18 autres ont été blessées

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)


On ne peut pas encore dire quelle a été la force de cette tornade puisque les outils de mesure du vent étaient assez éloignés de la trajectoire de la tornade. Il semblerait néanmoins que les vents aient dépassés les 280 km/h.


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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 11:39

 

[Comprendre]  Le phénomène El Niño : les faits, les explications, les conséquences

 

 
 I - Les faits


El Niño (que l’on appelle aussi ENSO [El Niño-Southern Oscillation]), c’est un phénomène climatique dont on parle de plus en plus souvent pour souligner le chamboulement climatique à l’échelle de la planète.

Pour prendre un cas précis, observons 3 paramètres au Pérou :

 

Variations de températures au Pérou - El nino

(cliquer sur l'image pour agrandir)

- Le graphique ci-dessus montre que certaines années, et de manière assez régulière, la température moyenne annuelle à la surface de l’eau au Pérou est significativement plus chaude (1972, 1976, 1982, 1987).


Variations de la pression atmosphérique au Pérou - El nino(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

- Le graphique ci-dessus montre que la moyenne de la pression atmosphérique relevée au niveau de la mer au Pérou est plus élevée certaines années et encore une fois de manière assez régulière (1972, 1976, 1977, 1982, 1987).


Variations de la hauteur des précipitations au Pérou - El nino

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

- Le graphique ci-dessus montre enfin que les précipitations moyennes au Pérou sont plus importantes certaines années et là encore de manière très significative (1972, 1976, 1982, 1987).


En analysant ces 3 paramètres différents, on se rend compte que, épisodiquement, le temps change complètement au Pérou et que cela se produit régulièrement (tous les 4 ou 6 ans).


 

II - L'explication du phénomène El Niño


Le phénomène El Niño se situe dans l’hémisphère sud [Océan Pacifique sud] entre l’Australie et l’Indonésie d’un côté et le Pérou et l’Equateur de l’autre.


Pour bien comprendre le phénomène El Niño, nous allons tout d’abord nous intéresser à la situation climatique que l’on peut qualifier de ‘’normale’’ de la zone Pacifique sud.

La situation climatique normale sur le Pacifique sans el nino

Comme le montre le schéma, il existe une différence de pression entre la côte Pacifique est (zone de hautes pressions) et la côte Pacifique ouest (zone de basses pressions). Or, il faut savoir que la vitesse des vents est proportionnelle à la différence de pression entre deux points distincts : plus la différence est grande, plus la vitesse des vents est importante. De plus les vents se dirigent presque  toujours des zones de hautes pressions vers les basses pressions.

La différence de pression entre les deux côtes du Pacifique permet aux alizés de se diriger vers l’ouest en apportant des côtes du Pérou et de l’Equateur de l’air sec et chaud. Ces vents alizés en traversant le Pacifique vont peu à peu se charger en humidité par évaporation, les eaux chaudes favorisant l’évaporation. Cet air humide et chaud provoque des précipitations abondantes en Indonésie et en Australie.

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Par ailleurs ces forts vents alizés poussent l’eau de l’océan vers l’ouest. Ainsi, il y a une ‘’accumulation d’eau’’ sur les côtes est de l’Indonésie et de l’Australie : le niveau marin y est 50 cm plus important que sur les côtes du Pérou et de l’Equateur.

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L’eau de surface sur la côte ouest est bien plus chaude que sur la côte est (en moyenne, il y a une différence de 8/9°C) et l’épaisseur de cette eau de surface chaude est si importante, du fait du phénomène d’accumulation des eaux, qu’elle s’enfonce en profondeur. Ainsi, l’épaisseur d’eau chaude sur la côte ouest est bien plus importante que sur la côte est.

En termes scientifiques, on appelle thermocline le niveau marin où se crée une rupture de température entre 2 ‘’couches’’  de l’océan (schématiquement, c'est-à-dire que la ‘’couche’’ située ‘’au dessus’’ de la thermocline est bien plus chaude que celle qui se trouve ‘’en dessous’’. Et bien cette thermocline est, d’après ce qui précède, bien plus basse près des côtes du Pacifique Ouest par rapport aux côtes du Pacifique Est. C’est ce que l’on peut voir sur le schéma.

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On a alors un courant sous-marin qui se crée et qui fait remonter de l’eau froide située initialement en profondeur, ce que l’on appelle le phénomène d’upwelling. Et ce phénomène provoque une situation opposée avec ce qui se passe sur la côte ouest puisque comme de l’eau froide remonte des profondeurs, la thermocline s’élève.


 

 

Maintenant, intéressons-nous à la situation climatique que l’on appelle ‘’ El Niño’’ qui correspond à la situation lorsque le fonctionnement climatique de la zone est complètement perturbé, l’équilibre est rompu :

La situation climatique perturbée sur le Pacifique avec el nino

On observe une hausse de la pression atmosphérique au niveau de l’Australie et de l’Indonésie. Ainsi, la différence de pression entre la côte Pacifique ouest et la côte Pacifique est n’est plus aussi prononcée ce qui entraine un affaiblissement des alizés.

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Cet affaiblissement des alizés a pour conséquence immédiate le déplacement des pluies plus à l’est sur le Pacifique central. Les côtes est de l’Australie et de l’Indonésie connaissent alors des périodes de grandes sécheresses.

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L’affaiblissement des alizés a aussi pour conséquence de supprimer l’accumulation d’eau chaude sur les côtes du Pacifique ouest. Il n’y a donc pas de courant descendant qui se crée ni d’abaissement de la thermocline comme cela est le cas en situation ‘’normale’’. Et cela empêche le phénomène d’upwelling qui fait remonter de l’eau froide en surface sur les côtes du Pérou ou de l’Equateur : l’eau en surface est plus chaude que la normale et cela sur une épaisseur plus importante sur les côtes est du Pacifique.

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Comme les eaux chaudes favorisent l'évaporation, des précipitations abondantes s’abattent sur les côtes est du Pacifique jusqu’au centre de l’Océan Pacifique.



NB : le phénomène appelé ‘’La Niña’’ est caractérisé par une amplification de la période ‘’normale’’ : un refroidissement plus important des eaux du Pacifique est, des vents alizés plus soutenus. Cette situation s’explique par une différence de pression encore plus importante qu’en période ‘’normale’’ entre le Pacifique Ouest (basses pressions) et le Pacifique Est (hautes pressions).
la plus haute en altitude de l’atmosphère. La température augmente avec l’altitude et la pression y est presque nulle.



III - Les causes du phénomène El Niño


Les causes de ce phénomène ne sont pas encore bien définies par les scientifiques.
Néanmoins, ce phénomène serait du à l’affaiblissement de l’anticyclone normalement centré sur le Pacifique sud et qui, en temps normal, favorise la circulation rapide des alizés.
En effet, il faut savoir que les alizés se déplacent des zones de hautes pressions vers les zones de basses  pressions et généralement de l’est vers l’ouest contrairement au régime de vents que nous connaissons en France.

circulation normale des alizés sur le Pacifique(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Le schéma montre bien qu’en temps ‘’normal’’, la présence d’un anticyclone puissant sur le sud du Pacifique et d’un autre au large de la Californie permet la circulation des alizés du Sud-est Pacifique jusqu’en Australie et en Indonésie où les pressions sont relativement basses.


Circulation perturbée des alizés sur le Pacifique avec el nino(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

L’affaiblissement de l’anticyclone au sud du Pacifique diminuerait ainsi l’intensité des alizés.

La question est maintenant de savoir pourquoi cet affaiblissement de l’anticyclone a lieu de manière aussi périodique, prononcée et temporaire.
Car il le phénomène El Niño  est bien périodique comme le montre les schéma du début du dossier : 1972, 1976, 1982, 1987, 1997, 2002 sont les années où le phénomène El Niño a sans doute été le plus actif. Le phénomène s’étale sur 12 à 18 mois en moyenne en débutant au printemps et en s’achevant à l’automne de l’année suivante.


IV - Les conséquences du phénomène El Niño


Les conséquences premières concernent les pays qui bordent les côtes du Pacifique Sud, là où se produit le phénomène El Niño.
Le climat est totalement bouleversé : pluies abondantes voire diluviennes au Pérou qui provoquent des inondations périodiques. En mai-juin 2002, des pluies diluviennes ont frappé le Chili provoquant la mort de nombreuses personnes. Au contraire, l’Australie et l’Indonésie font face à des périodes de sécheresses extrêmes comme à la fin de l’année 2002 où l’Australie a subi la pire sécheresse de son histoire depuis plus d’un siècle en mettant à mal toute la production agricole.
13 milliards de dollars, c’est le montant des dommages causés par le phénomène El Niño au Pérou et en Equateur pour l’épisode 1982-1983.

Pire encore, c’est toute la biodiversité qui est mise en danger par le phénomène El Niño. En effet, le phénomène d’upwelling que nous avons évoqué un peu plus haut (remontée d’eaux froides sur les côtes est du Pacifique) et qui se manifeste en période ‘’normale’’ apporte des nutriments essentiels à la vie de la faune marine. Le phénomène El Niño met fin à ce courant marin : l’océan se réchauffe en surface et on observe une diminution très importante du stock de poissons au large des côtes du Pérou, de l’Equateur ou du Chili.


El Niño perturbe le fonctionnement climatique de la zone équateur du Pacifique mais, plus que ça, El Niño semble influencer le climat de la planète toute entière : les courants marins et atmosphériques à la surface du globe sont perturbés ce. En effet, les scientifiques s’accordent de plus en plus pour corréler divers évènements climatiques mondiaux au phénomène : la douceur des hivers au Canada, vagues de froid aux Etats-Unis …


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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 16:11

 

[Comprendre]  L'atmosphère : son origine, sa formation, sa composition

 

 
 I - L'origine de l'atmosphère


Lors de leur naissance, les planètes étaient froides. Chacune d’entre elles possédaient une  enveloppe constituée d’hydrogène et d’hélium. Très vraisemblablement, cette enveloppe de gaz s’est évaporée dans l’espace du fait de la légèreté de ces gaz qui fait qu’ils peuvent échapper à l’attraction terrestre.

L’atmosphère terrestre telle que nous la connaissons actuellement s’est formée grâce à d’énormes quantités de gaz carbonique, de vapeur d’eau, et de méthane expulsés su centre de la Terre vers l’extérieure. Cette atmosphère primitive a permis un réchauffement de la Terre car elle agissait comme une serre en retenant la chaleur provenant du rayonnement solaire. Cette élévation de la température a permis à la vie de naitre.

Des réactions entre les différents gaz constituant cette atmosphère primitive ont donné naissance à la couche d’ozone. Elle joue un rôle essentiel dans la permanence d’une vie sur Terre car elle agit comme une protection contre une grande partie des rayons solaires ultraviolets extrêmement nocifs pour les êtres vivants, en particulier les UVB (voir schéma).

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Si le gaz carbonique était présent en grande quantité au départ, les premières plantes qui sont nées il y a 2 milliards d’années ont transformé une grande partie du gaz carbonique en oxygène. Cela explique le fait qu’aujourd’hui l’atmosphère se compose à 78% d’azote et à 21% d’oxygène.

L’atmosphère est en fait une couche très  mince à la surface du globe et c’est la force d’attraction de la Terre qui la retient autour du globe.

Le rôle de l’atmosphère est essentiel pour la vie :

-          elle nous fournit l’air que nous respirons

-          elle agit comme une serre qui retient la chaleur essentielle à la vie (sinon la température sur Terre serait semblable à celle sur mars)

-          la couche d’ozone nous sert de protection contre le rayonnement nocif du soleil


 

II - Les différentes couches de l'atmosphère

 

Il faut d’abord noter quelques remarques importantes :

-          Comme le montre le dessin, l’évolution de la température à travers les différentes couches de l’atmosphère n’est pas régulière. En effet, il y a des couches où la température de l’air croit, décroit ou reste constante à mesure que l’on s’élève en altitude.

-          La pression atmosphérique diminue quant à elle constamment en s’élevant en altitude.

-          Les nuages se forment et évoluent dans la troposphère. En effet, il est rare de voir évoluer un nuage dans la stratosphère. Cela s’explique par le fait qu’il y a très peu de vapeur d’eau, essentielle à la formation des nuages (voir dossier sur ‘’Les nuages’’), dans la stratosphère.

 

L’atmosphère se divise en 4 couches différentes de par leurs propriétés et leur composition.

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)


-          La troposphère est la couche la plus proche de nous. Son épaisseur est variable selon la zone géographique (plus épaisse au niveau de l’équateur, moins épaisse aux pôles).

C’est la zone qui concentre la majorité des phénomènes météorologiques.

 

-          La stratosphère contient la couche d’ozone essentielle à la vie sur Terre comme évoqué précédemment. Entre autre, elle conserve une partie de la chaleur accumulée au cours de la journée par le rayonnement solaire. C’est pour cette raison que lorsqu’on s’élève en altitude dans la stratosphère, la température s’élève comme le montre le dessin.

-          Dans la mésosphère, la température diminue rapidement en s’élevant en altitude. C’est le lieu où se produisent les étoiles filantes (particules provenant de l’espace qui se désintègrent en entrant dans l’atmosphère).

-          La thermosphère est la couche la plus haute en altitude de l’atmosphère. La température augmente avec l’altitude et la pression y est presque nulle.

 


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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 11:12

 

[Comprendre]  La neige et sa formation

 

 
 I - Comment se forme la neige ?


Si la prévision de la neige n’est pas très compliquée, sa formation l’est beaucoup plus.

Il faut 3 conditions pour qu’il neige :

-          de la vapeur d’eau

-          des températures basses (inférieures à 0°C)

-          la présence de petites particules voltigeant dans l’air servant de support à la formation de cristaux de glace (poussières, grains de sable …)


La formation des cristaux de neige, c’est une sorte de formation non accomplie du grésil.


Formation de la neige (cliquer sur l'image pour agrandir)


En présence d’un nuage très froid (-10°C au moins), la vapeur d’eau présente dans les masses nuageuses qui se transforme d’abord en gouttelettes d’eau (voir article sur la pluie) en s’élevant passe de l’état gazeux à l’état liquide puis à l’état solide en continuant son ascension.

La présence de corpuscules dans l’air va permettre aux gouttelettes d’eau de s’agglutiner entre elles autour de ces noyaux de congélation essentiels. Ces gouttelettes se cristallisent mais en redescendant vers la base du nuage où l’air est plus chaud et plus sec, la persistance de ces cristaux de glace n’est pas assurée.


3 cas se présentent alors :

        Ou bien les particules de glace initiales (on parle de germes initiaux) subsistent, c'est-à-dire si la base du nuage a encore une température inférieure à 0°C, alors les cristaux de glace grossissent jusqu’à ce que leur poids leur permettent de précipiter vers le sol.

Mais là encore, la formation de la neige n’est pas assurée car elle dépend de la température rencontrée lors de la chute des cristaux à travers les différents niveaux de la troposphère et de la température au sol. Si la température reste négative tout au long du parcours  mais qu’elle est insuffisamment basse pour donner du  grésil, alors ce sont des minuscules cristaux qui tombent au sol, ils forment ainsi la neige [c’est pour cette dernière étape que je disais au début que la formation de la neige est une sorte de formation inachevée du grésil]. L’arrivée d’un front chaud est ainsi un moment propice à la formation de la neige au sol.

          Ou bien les particules de glace initiales subsistent, mais contrairement au cas précédent si la température devient positive au fur et à mesure de la descente des cristaux de glace, ils fondent et au sol on a alors de la pluie ou de la neige fondue.

          Ou bien les particules de glace initiales ne subsistent pas du fait de la température positive à la surface du nuage. On a alors au sol une précipitation sous forme de pluie. En effet, l’air en altitude étant plus froid qu’au sol, les précipitations provenant du nuage ne peuvent retourner à l’état solide au cours de leur chute.


On a ainsi démontré dans ces trois cas l’importance de l’altitude de l’isotherme zéro qui symbolisent l’altitude probable d’apparition de la neige.


Mais attention : plus l’air est froid moins il y a d’humidité dans l’atmosphère. Or nous avons vu que la présence de vapeur d’eau est essentielle à la formation de la neige. Cela explique par  exemple qu’il y ait plus de neige dans les latitudes moyennes qu’aux pôles où il fait trop froid pour avoir de la neige.

 

II - Des formes de flocons différentes

 

En observant un flocon, on se rend vite compte de la multitude de formes et de tailles possibles. Sa forme et sa taille dépendent en très grande partie de la température de la partie d’atmosphère traversée au cours de la croissance des cristaux de glace.

  Entre -4°C et -10°C, les cristaux de neige prennent une forme allongée [colonnes ou aiguilles entre -4°C et -6°C].

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)


  En dessous et au dessus de ces températures, on a des formes planes. Entre 0 et -4°C, on observe une forme plane mince hexagonale alors qu’entre -10°C et -16°C, on observe une forme plane à 6 pointes [le fameux flocon que nous connaissons].

(cliquer sur l'image pour agrandir)

 

III - Des types de neige différents


Il faut d’abord savoir qu’un flocon de neige est une agglomération de cristaux de glace.

En fonction des conditions météorologiques, de l’humidité, de la saison, il existe différents types de neiges.

On peut d’abord distinguer 3 sortes de neige en fonction de la quantité d’eau qu’elle contient :

-          La Neige sèche tombe par temps froid (moins de -5°C). Elle contient peu d’eau. La Neige poudreuse est une neige sèche en poudre qui n’a pas été pressée ou foulée.

-          La Neige humide contient plus d’eau et tombe entre 0°C et –5°C. La Neige collante est une neige récente et mouillée.

-          La Neige mouillée contient beaucoup d’eau et de ce fait est très lourde. Elle tombe entre 0°C et 1°C.

A ces caractéristiques s’en ajoutent d’autres pour former de nouvelles catégories :

-          La Neige poudreuse est une neige sèche en poudre qui n’a pas été pressée ou foulée.

-          La Neige collante est une neige récente et mouillée.

-          La Neige fraiche est une neige comme son nom l’indique récente qui est tombée dans les 24h précédant l’observation.

-          La Neige de sable tombe lorsque la température est extrêmement basse (moins de -25°C), elle a la consistance et l’apparence du sable.

-          La Neige soufflée est une accumulation de neige dans une zone à l’abri du vent.



IV - Quel avenir pour la neige ?


Quand on parle de réchauffement climatique, on évoque souvent le fait qu’il neige moins qu’avant. Mais est-ce vraiment le cas ?

Il faut distinguer 2 choses : les chutes de neige (fréquence, intensité) et l’enneigement au sol.

Pour les chutes de neige en elles-mêmes, il est impossible pour le moment d’observer une réelle diminution des chutes de neige tant du point de vue de leur fréquence que de leur intensité. Si l’on regarde les 50 dernières années les chutes de neige sont relativement stables. Ces chutes de neige sont variables d’une année à l’autre et il est d’ailleurs intéressant de remarquer que la décennie 1990, qui a été l’une des moins enneigées en moyenne, a connu les plus fortes chutes de neige !

Pour l’enneigement au sol, on observe depuis ces dernières décennies une diminution notable pour les postes de basse et moyenne altitude alors que pour les postes d’altitude cette tendance n’a pas été détectée. Cette observation est le résultat du réchauffement de la température de l’air et du sol qui se produit depuis les dernières décennies.

 


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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 15:28


Version imprimable[Comprendre]  Les cyclones et leur formation


 

I - Qu'est-ce qu'un cyclone ?

Le cyclone est le phénomène météorologique le plus meurtrier. Se formant sur les mers en zone tropicale à la fin des saisons chaudes, le cyclone est une vaste zone de très basses pressions.

Il faut, avant tout, noter que lorsqu’on parle de typhon, c’est la même chose qu’un cyclone. Le typhon est un terme désignant les zones de très basses pressions se formant sur la côté asiatique de la façade pacifique alors que le cyclone désigne les zones de très basses pressions se formant dans l’Océan Indien. Il est plus exact de parler d’ouragans mais pour être plus clair, nous confondons ces trois termes.

Schéma d'un cyclone adulte

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Le cyclone est composé d’un œil (le centre du cyclone, là où la pression atmosphérique est la plus faible) qui est une zone calme et ensoleillée avec des vents faibles (de l’ordre de 40km/h) avant de nouvelles perturbations. Cette accalmie ne dure pas plus de une heure, la vitesse moyenne d’un cyclone étant de 40 km/h. Le cyclone en lui-même mesure approximativement, en moyenne, 100 km de diamètre au début de sa formation pour atteindre au maximum près de 1000 km de diamètre à pleine maturité. Du fait des basses pressions, le cyclone est accompagné de vents soufflant très forts (supérieur à 120 km/h, en moyenne de 200 km/h et jusqu’à 300 km/h près de l’œil). Ces basses pressions engendrent aussi une agitation très marquée de la mer quelques heures avant l’arrivée du cyclone, c’est ce qui crée les raz-de-marée (les ‘’tsunamis’’) très courants au Bangladesh mais aussi très meurtriers.

Les conséquences d’un cyclone sont désastreuses : en 1988, le cyclone Gilbert a dévasté la Jamaïque en 1988 avec des pointes à plus de 325 km/h : 260 personnes périrent.

Les cumulonimbus qui se forment, qui sont les nuages annonçant les orages, déversent des pluies diluviennes. Les inondations sont nombreuses et importantes et elles provoquent la mort de plusieurs personnes comme le cyclone Mitch (26 octobre -3 novembre 1988) avec plus de 10 000 morts. Un cyclone est d’autant plus dévastateur que sa vitesse est lente.

 


II - La formation et la durée de vie d'un cyclone


Schéma montrant les différentes étapes de la formation d'un cyclone

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

La condition principale pour la formation d’un cyclone est la température de l’océan : l’eau doit au minimum être à 26°C, c’est ce qui explique que les cyclones se forment dans les zones tropicales, ce que montre la carte suivante.

Le rayonnement solaire sur l’océan permet l’évaporation d’un air chaud et humide qui en se condensant donne naissance à un énorme système nuageux formé de cumulonimbus qui stationne à une altitude variant de 10 000 à 15 000 mètres (ici, sur le schéma, 12 000m). Il se forme alors un tourbillon, au départ de près de 100 km de diamètre comme nous l’avons indiqué déjà plus haut, qui se développe pour atteindre parfois plus de 1000 km de diamètre. En octobre 1979, le typhon Tip, né dans le nord-ouest du Pacifique a atteint un diamètre de 2200 km, c’est un record.

Une question se pose alors : comment est déterminé le sens de rotation d’un cyclone ? C’est un principe physique qui résulte de la rotation de la Terre : la force de Coriolis. Ce principe étant difficile à expliquer, nous ne nous étendons pas dessus. On arrive alors à la constatation suivante : dans l’hémisphère Nord le mouvement de giration des cyclones correspond au ses inverse des aiguilles d’une montre et c’est l’inverse dans l’hémisphère sud.

Lorsque les conditions ne sont plus propices à son développement, l'ouragan commence à perdre de son intensité en particulier lorsqu’il traverse des eaux plus froides ou lorsqu’il arrive au dessus des terres car, nous venons de le voir, l’eau chaude est sa principale source d’énergie.

Pour prévoir l’arrivée d’un cyclone on utilise les outils météorologiques habituels : relevés de pression, vitesse du vent, lancer de ballons sondes, observation des images satellites mais surtout le taux d’humidité relative car, on le rappelle, une forte humidité est nécessaire à la formation d’un cyclone. D’ailleurs, un des risques du réchauffement climatique, c’est la multiplication des phénomènes cycloniques : en effet, le réchauffement climatique crée les conditions favorables à la formation cyclonique car le réchauffement des mers permet une augmentation du taux d’humidité qui facilite la formation des cyclones.  Ainsi, on peut émettre l’hypothèse que es cyclones seront de plus en plus puissants et fréquents si le réchauffement de la planète se poursuit … Et bien que ce phénomène ne nous intéresse pas directement, il nous concerne tous …




 

Du fait des conditions nécessaires à leur formation, les zones d’activité cyclonique sont limitées à la surface de la planète comme nous pouvons le voir sur cette carte.

Localisation et trajectoire des cyclones sur Terre


 

III - Le classement des cyclones tropicaux


Le classement des cyclones s’effectue à partir des mesures de la vitesse des vents grâce à l’échelle de Saffir-Simpson.

Cependant, avant de parler à proprement dit de cyclone, il y plusieurs stades antérieurs :

- La dépression tropicale où la vitesse des vents varie de 37 à 62 kilomètres à l’heure.

- La tempête tropicale qui se caractérise par des vents soutenus entre 63 et 117 kilomètres à l’heure et des orages violents.

C’est alors à partir de 118 kilomètres à l’heure que l’on parle d’ouragan, de cyclone ou de typhon. Les cyclones sont eux-mêmes ‘’catégorisés’’ en 5 classes :
- Classe 1 : vents de 118 à 153 km/h et pression atmosphérique supérieure à 981 hPa
- Classe 2 : vents de 154 à 177 km/h et pression atmosphérique entre 966 et 981 hPa

- Classe 3 : vents de 178 à 209 km/h et pression atmosphérique entre 946 et 966 hPa
- Classe 4 : vents de 210 à 249 km/h et pression atmosphérique entre 920 et 946 hPa
- Classe 5 : vents de plus de 249 km/h, pression atmosphérique supérieure à 920 hPa et
élévation du niveau de la mer au-delà de 5,60 m


 

IV - Comment nommer un cyclone ?


Depuis 1953, chaque cyclone a un nom. Mais c’est seulement depuis 1979 que les noms donnés aux cyclones sont universellement reconnus : la nomination des cyclones suit une alternance entre les noms de filles et les noms de garçons en respectant l’ordre alphabétique.




 
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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 21:45

 

[Comprendre]  Les nuages et leur formation

 

 

 I - Qu’est-ce qu’un nuage et comment se forme-t-il ?


Un nuage est formé d'un ensemble de gouttelettes d'eau ou de cristaux de glace en suspension dans l'air. Leur diamètre varie de 1 à 100 microns.

Sa formation nous semble mystérieuse mais elle suit un processus physique bien déterminé.

Commençons par un petit rappel important : il y a toujours de l'eau à l'état gazeux dans l'atmosphère, la vapeur d’eau, qui, dans l’air, est invisible.

Ainsi, un nuage se forme par la condensation de la vapeur d’eau de l’atmosphère lorsque l’air humide se refroidit. Mais pour sa formation, il faut également des noyaux de condensation qui accélèrent cette condensation. Ces noyaux ont des origines diverses : cristaux de sable, cristaux de sels marins, pollution humaine, suie volcanique …


Schéma des étapes de la formation d'un nuage

 

 



Il faut savoir que l’air peut ‘’contenir’’ un maximum de vapeur d’eau et ce maximum dépend de sa température.  [A titre indicatif, on peut noter qu’à -20°C l’air peut contenir au maximum 0,8g de vapeur d’eau par kilogramme d’air sec, alors qu’à +20°C l’air peut au maximum contenir 14,8g de vapeur d’eau par kilogramme d’air sec. Ce qui montre bien que le refroidissement est un phénomène essentiel à la formation d’un nuage.] Quand ce maximum est dépassé, l’air est dit ‘’sursaturé’’ et alors le surplus de vapeur d’eau se condense sur les noyaux de condensation que nous avons évoqués plus haut.

 

En fait pour schématiser, une parcelle d’air part du sol avec une quantité de vapeur d’eau donnée qui ne change pas au fil du temps. Lorsque cette parcelle d’air se soulève en altitude et atteint une altitude avec une température favorable à la condensation du surplus de vapeur d’eau [car plus on s’élève en altitude plus la température diminue] les nuages se forment : des gouttelettes ou des cristaux commencent à se former.


 

 


 

 






II - Mais comment une parcelle d’air peut se soulever et ainsi se refroidir ?


Il existe en fait plusieurs mécanismes possibles :


- Le mécanisme de soulèvement par convection

Le sol est réchauffé par l’effet du soleil et ce réchauffement se communique à l’air. Ainsi, l’air se dilate et devient donc plus léger ce qui a pour conséquence de faire monter la parcelle d’air et de la refroidir. Ce mécanisme donne naissance à des nuages de convection principalement lorsqu’il y a de l’air froid en altitude (la masse d’air est alors dite instable). Ce phénomène est particulièrement présent en été sur terre et en hiver sur mer.


-  Le mécanisme de soulèvement orographique

Un grand mot pour un phénomène très simple à comprendre ! En fait les reliefs (montagnes …) obligent la parcelle d’air à s’élever sur la face du relief située face au vent.


- Le mécanisme de soulèvement frontal

Plus difficile à comprendre : lorsqu’une perturbation se déplace, il y a des mouvements d’air verticaux, ainsi l’air chaud est rejeté en altitude par l’air froid antérieur et par l’air froid postérieur. On a alors un front chaud à l’avant où la confrontation entre l’air chaud et l’air froid antérieur permet un soulèvement de l’air et donne naissance à des nuages et un front froid à l’arrière où la confrontation entre l’air chaud et l’air froid postérieur permet encore un soulèvement de l’air et donne naissance à des nuages.

 

III - Les genres de nuage


Les nuages, tous différents, sont cependant classés par rapport à des formes caractéristiques. Il existe dix genres de nuages qui eux-mêmes se divisent en ‘’espèces’’ et en ‘’variétés’’. La classification d’un nuage dans telle ou telle catégorie dépend de son processus de formation, de son altitude qui dépend elle-même de la composition thermique de l’atmosphère, de la situation météorologique, de la saison …

Schéma des différents types de nuages selon l'altitude

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Les nuages les plus élevés situés dans la partie supérieure de la troposphère (de 7000m aux limites de la troposphère) sont formés de cristaux de glace. Ils comprennent les Cirrocumulus, les Cirrostratus et les Cirrus.

A l’étage moyen de la troposphère (entre 2000 et 7000 mètres d’altitude), les nuages sont le plus souvent formés de gouttelettes d’eau (moins souvent de cristaux de glace). Cet étage comprend les Altocumulus, les Altostratus et le Nimbostratus.

Enfin, à l’étage inférieur se trouvent les genres Stratocumulus et Stratus qui sont dits ‘’nuages bas’’.

Pour terminer, il existe des formes de nuages qui s’étalent sur plusieurs étages. C’est le cas des Cumulus et des Cumulonimbus qui sont des nuages d’instabilité qui ont le plus souvent leur base dans l’étage inférieur mais qui s’étendent sur plusieurs étages pouvant atteindre 8000 à 13000 mètres [voire parfois 20000 mètres dans les régions tropicales] : leur forme est donc principalement verticale même si certains de ces nuages peuvent avoir une largeur aussi importante que leur hauteur. Ainsi, si leur base est formée de gouttelettes d’eau, leur partie supérieure est formée de cristaux de glace.

 


 
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4 novembre 2005 5 04 /11 /novembre /2005 00:00

[Comprendre]   L' effet de serre

 

 

Qu' est-ce que l' effet de serre?

On en parle de plus en plus en relation avec les changements climatiques possibles, voici une explication simplifiée de ce phénomène.

L' effet de serre est un phénomène naturel. Il permet la vie sur Terre.

Un couche de l' atmosphère (couche de gaz qui entoure la Terre) empêche une partie de la chaleur du Soleil de repartir vers l' espace. C'est la couche d' ozone.

Mais certaines activités des hommes (les transports, le chauffage, la déforestation...) ont perturbé le système en rejetant une grande quantité de gaz carbonique (CO2), ce qui cause à plus ou moins long terme un changement du climat.

 Schéma : Effet de Serre

 Le Soleil diffuse son énergie sous forme de rayons. Ces derniers traversent l' espace et atteignent l' atmosphère terrestre.
 
 Une partie des rayons les plus dangereux sont renvoyés dans le vide spatial par la couche d' ozone, située au sommet de l' atmosphère.
 Les autres rayons pénètrent l’ atmosphère et arrivent à la surface de la Terre, qu’ ils réchauffent.
 Une partie de l’ énergie non absorbée par la Terre est renvoyée directement dans l’ atmosphère : c’est l’effet de serre naturel.
 Mais les gaz polluants rejetés de plus en plus massivement par les activités  de l’ homme s’ accumulent au sommet de l’ atmosphère et renvoient une partie de cette chaleur vers la Terre. C’est l’effet de serre dû à l’ homme. Il est la cause d’ un changement rapide du climat mondial

 

  

  

LES CAUSES

- Les voitures

Les véhicules à essence rejettent du gaz carbonique qui accentue l' effet de serre.

- Les usines

 Les usine rejettent également beaucoup de gaz carbonique dans l' atmosphère.

-Les maisons

Le chauffage et la climatisation rejettent aussi des gaz nocifs à notre planète.

-La déforestation

 On coupe trop d' arbres. Pourtant, les arbres absorbent le gaz carbonique.

LES CONSEQUENCES SUR LE CLIMAT

Même si elles ne sont pas encore prouvées, les conséquences climatique d' un phénomène d' effet de serre amplifié par l' homme sont multiples.

En effet, tous les météorologues s' accordent à dire que les pluies seront plus abondantes, les inondations plus nombreuses et les périodes de sécheresse plus rudes.

Nous l' avons vu avec les précédents été, ce dernier phénomène est en train de prendre de l' ampleur chaque année un peu plus.

On peut également noter que dans ces conditions, le niveau des mers monte, la température des océans change et les courants océaniques sont perturbés.

D' autre part, les glaciers fondent, et la banquise recule ce qui est à l' heure actuelle déjà le cas : en effet son recul est impressionnant sur une période courte!On voit bien que l'on devra avoir des hivers rudes pour permettre la subsistance de la vieille glace...

(état des banquises en Arctique : ici

état des banquises en Antarctique : ici)

 

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26 août 2005 5 26 /08 /août /2005 00:00


[Comprendre]      Le lexique de la météo

 

·  Air

On a longtemps cru que l'air était un élément chimique en lui-même, et c'est seulement dans la seconde moitié du XVIIIe siècle - il n'y a donc guère plus de 2 siècles - qu'on l'a décomposé en plusieurs corps simples. L'air que nous respirons est un mélange de trois gaz, qui restent gazeux en n'importe quel point de la Terre, quelles que soient les conditions météo. Leur point de liquéfaction est en effet situé au-delà des températures extrêmes rencontrées sur la planète. L'azote, constituant essentiel (78 %) de l'air, est un gaz, inerte qui s'est accumulé dans l'atmosphère à la suite d'intenses éruptions volcaniques. L’oxygène, en seconde position, est presque quatre fois moins abondant que l'azote (21 %) et n'existait pas à l'origine ; il est apparu voici 2 milliards d'années avec le développement de la vie aérobie. Ces deux gaz constituent à eux seuls l'essentiel de l'air atmosphérique, puisque très loin derrière (moins de 1 %), arrive l'argon, produit par la désintégration radioactive du potassium dans le manteau et la croûte terrestre. Le néon, le krypton et le xénon sont d'autres émanations de la croûte terrestres présentes dans l'atmosphère, mais elles sont en quantité infime.

 

·  Anticyclone
      Un anticyclone est une zone de haute pression. Souvent les anticyclones sont signes de beau temps. Pourquoi ? Expliquons le par une image :

      Un anticyclone est un ballon de baudruche (ceux en caoutchouc que l'on gonfle à la bouche). Les parois sont tendus par la pression que l'on y a insufflée, et lorsqu'un nuage le rencontre, sa trajectoire est déviée (il ne peut pas entrer dans le ballon). C'est pour cela qu'il n'y a jamais de nuages lorsqu'il y a un anticyclone.

 
·  Beaufort (échelle de) 
L'échelle de Beaufort mesure la force du vent en utilisant 17 degrés.

 

 Beaufort

Vitesse (en km/h)

Désignation

Effets observés

0

0 à 0,7

calme

la fumée s'élève verticalement

1

0,7 à 5,4

très légère brise

le vent incline la fumée

2

5,5 à 11,9

légère brise

on perçoit le vent sur la figure

3

12,0 à 19,4

petite brise

le vent agite les feuilles

4

19,5 à 28,5

jolie brise

le vent soulève poussières et papiers

5

28,6 à 38,7

bonne brise

le vent forme des vagues sur les lacs

6

38,8 à 49,8

vent frais

le vent agite les branches des arbres

7

49,9 à 61,7

grand frais

le vent gêne la marche des piétons

8

61,8 à 74,6

coup de vent

le vent brise les petites branches

9

74,7 à 88,9

fort coup de vent

le vent arrache cheminées et ardoises

10

89,0 à 102,4

tempête

graves dégâts

11

102,5 à 117,4

violente tempête

ravages étendus

12 à 17

> 117,4

ouragan

effets catastrophiques

   

·  Dépression 
      Une dépression est une zone de faible pression. Elle agit donc comme un trou noir à nuages. Si par exemple vous vous amusez à enlever le bouchon d'une baignoire remplie, vous verrez un tourbillon au niveau du siphon qui tournera dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (dans l'hémisphère nord). La dépression est semblable à ce phénomène à la différence près qu'elle est à une plus grande échelle !
Une dépression attire donc le mauvais temps !

 

·  Front 

                 Ligne de transition entre deux masses d'air de pression différente. Cette notion a été introduite par le météorologiste norvégien Bjerknes, en 1918. Le front est froid si la masse d'air froid (la plus dense) repousse la masse d'air chaud, et inversement. On parle de front occlus lorsqu'une masse d'air qui avance rejoint une masse d'air de même température qui la précède, en rejetant vers le haut la masse d'air (plus chaude ou plus froide) qui les séparait.
En général, les fronts froids viennent d'Islande, les fronts chauds des Açores. Devant un front chaud, le vent souffle du sud-est, puis tourne au sud-ouest lors du passage du front., La pression baisse devant un front chaud et derrière : un front froid.


 

 ·  Pression atmosphérique 

La pression atmosphérique est mesurée par un baromètre, l'unité de mesure étant l'hectopascal (hPa), le millibar (mBar) ou encore le millimètre de mercure (mmHg).

1000 hPa = 1000 mBar = (environ) 750 mmHg

      On dit souvent que lorsque la pression atmosphérique baisse, il pleuvra et que si elle s'élève, il fera beau. Outre son application, on ne sait pas grand chose sur cette mesure.

      Techniquement, la pression atmosphérique est la densité de l'air, c'est à dire son poids par rapport à son volume. A titre d'exemple, on dit que l'eau est plus dense que l'huile car, pour un même volume (1 litre), l'eau pèse 1kg, et l'huile un peu moins (c'est pour ça d'ailleurs que l'huile flotte sur l'eau). Cette densité de l'air, exprimée en gramme par litre (g/l), varie donc, et c'est ce qui fait les variations de pression atmosphérique.

      Maintenant, ce qui explique pourquoi il fera beau ou pas, c'est parce qu'une zone à haute pression peut être le siège d'un anticyclone, et qu'une zone à faible pression est une dépression.

 

·  Pression absolue/relative

La pression atmosphérique n'est pas identique à tous les points du globe. La limite de l'atmosphère, sorte de plafond de la Terre, est relativement à la même altitude. Cependant, le sol de la Terre est lui à différente hauteur.

      La pression varie avec l'altitude où nous sommes dans l'atmosphère. Ainsi, nous perdons 0,11 hPa par mètre si nous grimpons une montagne. En effet, comme le plafond atmosphérique est constant, plus on monte, moins le poids de l'air se fait sentir. C'est comme lorsque vous plongez dans l'eau, plus vous vous enfoncez, plus la pression appuie sur vos tympans.

      Afin de comparer les différents baromètres, on corrige cette pression absolue en enlevant l'effet de la hauteur. C'est la pression relative. Ainsi, si un village à 800m d'altitude a une pression absolue de 960 hPa, il aura une pression relative de 1048 hPa (960 + 0,11 X 800).

 

·  Le vent

    


Le vent est, comme la pression atmosphérique, un phénomène dont on connaît les manifestations, mais pas les mécanismes techniques.

      Le vent est simplement dû à une différence de pression. Le pneu d'une voiture est sous pression, comme un anticyclone. Lorsque vous le dégonflez, de l'air sort. En effet, l'air s'échappe d'un lieu à forte pression vers une zone de faible pression. Cet air qui s'échappe n'est autre que le vent, à petite échelle. Ainsi, les vents vont souvent d'un anticyclone vers une dépression.

La température au vent est aussi appelée 'Effet Windchill". C'est la température que ressent réellement un individu lorsqu'il fait du vent. Ainsi, s'il fait une température de 18°C avec un vent de 16 km/h, la température au vent sera d'environ 14°C. La température au vent est toujours inférieure ou égale à la température traditionnelle. 

 


 
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24 mai 2005 2 24 /05 /mai /2005 00:00


[Comprendre]      Les Métiers de la Météo

 

Un métier pour faire la pluie et le beau temps...

Le temps qu'il faisait, qu'il fait, qu'il fera, telle sont les préoccupations du météorologiste... Dans le monde entier, les professionnels relèvent les caractéristiques de l'atmosphère, mesurent, observent en surface, en altitude, y compris dans l'espace.
De toutes ces informations, ils tireront les prévisions sur le temps, le vent, les pluies, les températures. Ils disposent d'informations fournies par des satellites, de stations météo, de superordinateurs... Nombreux sont les secteurs professionnels qui utilisent les prévisions météorologiques : les transports aériens, maritimes et terrestres, l'agriculture, le tourisme, la Défense nationale, la production d'électricité. Nous les utilisons également pour nos projets de week-ends, de vacances et de voyages. Les météorologiste sont employés par Météo France et relèvent du secteur public. Les tâches effectuées dépendent des niveaux de formation : aux techniciens supérieurs, l'observation, les mesures et leur interprétation, ainsi que l'installation des instruments. Aux ingénieurs, la prévision, les études, l'analyse en centre de calcul, la responsabilité d'une station météo, la recherche... Les présentateurs de la météo à la télévision ou à la radio sont, le plus souvent, des journalistes qui se sont spécialisés dans ce type d'activités.

 

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Météo France regroupe deux corps de métier :

- Les Techniciens

- Les Ingénieurs  

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Les techniciens

Les tecniciens supérieurs
 

Ceux de la filière instruments et installations contrôlent et entretiennent les instruments et appareillages qui serviront à observer l'atmosphère. Ceux de la filière exploitation observent l'atmosphère : température, humidité, pression atmosphérique, vitesse et direction du vent. Et ils font des relevés qui sont ensuite communiqués à l'Observatoire Météo France du département.

 

Accès : vous pouvez postuler à partir d'un bac, S ou STI option génie électronique. Mais dans la pratique, le niveau de recrutement a tendance à s'élever et ceux qui présentent un IUT ou d'excellents résultats au lycée ont plus de chances.

2 ans d’ études

 

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Les ingénieurs

 

1 - Les Ingénieurs des travaux de la météo

Ils analysent ces données au moyen d'un arsenal technologique très sophistiqué (qui permet notamment de modéliser des résultats, des graphiques, etc.). Puis les données sont centralisées à Toulouse, où l'on fait le point sur la situation à l'échelle nationale. Elles sont ensuite transmises à Paris où d'autres météorologistes se chargent de les communiquer aux clients de la société : le grand public à travers les agences de presse, ainsi que les professionnels. La Défense, la protection civile, les industries de l'aéronautique ou du tourisme font ainsi partie des commanditaires.

 

Accès : le recrutement se fait en partie par concours groupé de la fonction publique à la sortie des prépas (MP, PC et CSI). Il existe également des places pour les étudiants en fac au niveau maîtrise. Pour y accéder, il faut posséder un diplôme de sciences avec option météorologie. On le prépare à Toulouse III, Paris (Jussieu), Toulon, Clermont-Ferrand, et à Saint-Denis de la Réunion.

3 ans d’ études
 

 

2 - Les Ingénieurs de la météorologie

Ils font de la recherche ou encadrent des services.

 

Accès : il faut passer un concours sur titres au sortir de Polytechnique, des Ecoles normales supérieures, ou de l'Institut national agronomique. Les ingénieurs ou titulaires d'une maîtrise de sciences peuvent également postuler aux concours.

2 ans d’ études


 

 

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A noter : Durant la période de formation, les étudiants doivent obligatoirement effectuer des stages. Avantage, ils sont déjà fonctionnaires et par conséquent rémunérés.
L'évolution de la technologie oblige ensuite chaque météorologue à suivre également une formation permanente (en moyenne, une semaine par an et par employé).

Mais il faut savoir que la météorologie est un métier qui offre des débouchés aussi bien à des techniciens qu'à des ingénieurs... mais en nombre limité. Il n'existe qu'un employeur en France : Météo France, qui compte 3 000 météorologistes. Et une seule et unique école qui recrute sur concours une quarantaine d'étudiants par an.

 

 

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Les salaires

Les salaires mensuels des débutants varient selon votre poste :

- Technicien supérieur, de 1325 Euros en début de carrière à 2700 Euros en fin de carrière,

- Ingénieur des travaux, de 1900 Euros en début de carrière à 4200 Euros en fin de carrière,

- Ingénieur de la météorologie, de 2600 Euros en début de carrière à 6000 Euros en fin de carrière.



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Liens utiles

- L'Ecole Nationale de la Météorologie


 

 
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20 mai 2005 5 20 /05 /mai /2005 00:00


[Comprendre]      Les dictons météo

 

Janvier

Dieu te garde d'un bon Janvier.
Mieux vaut un voleur dans son grenier que du beau temps dès le mois de Janvier.
Il vaudrait mieux voir un loup sur le fumier qu'un homme en chemise en Janvier.
Janvier d'eau chiche rend le paysan riche.
Quand il tonne en Janvier, il tonne tous les mois de l'année.
Le travail de Janvier ne doit pas valoir un denier.
Je me fais Janvier appeler, le plus froid des mois de l'année. Et pourtant, je me puis vanter que ma saison doit être aimée.
Un mois de Janvier sans gelée, jamais n'amène bonne année.
Gelées en Janvier, blé au grenier.
Si les moucherons dansent en Janvier, ménage le foin du fenier.
Quand le crapaud chante en Janvier, serre la paille, métayer.
Si la grive chante en Janvier, prends garde, bouvier, à ton grenier.
Janvier sec et sage est un bon présage.
Sec Janvier, heureux fermier.
Sécheresse de Janvier, richesse du fermier.
S'il ne pleut en Janvier, paysan, étaie ton grenier.
Neige en Janvier vaut fumier.
La neige au blé rend même service que fait à l'homme chaude pelisse.
Janvier ne doit pas voir pisser un rat.
Si Janvier ne prend son manteau, malheur aux bois, aux moissons, aux coteaux.
Un Janvier froid et sans neige fait mal aux arbres et aux vignes.
Pluie de Janvier, cherté, brouillards, maladies mortelles.
Pluie de Janvier emplit les cimetières.
Le mauvais an entre en nageant.
Sous l'eau la faim, sous la neige le pain.
S'il tonne en Janvier, cuves au fumier, barils au grenier !


Février

Eau de Février vaut fumier.
Février par la pluie inondée, lors même que chacun s'écrie que tout est perdu sans retour n'a pas encore assez de pluie.
Quand Février n'a pas le temps de Février, le vent souffle l'an tout entier.
Neige de Février vaut fumier.
Neige en Février, bon temps pour les blés.
Février neigeux, été avantageux.
Fleur de Février ne va pas aux pommiers.
Février, le plus court des mois, est de tous le pire à la fois.
Février, entre tous les mois, le plus court et le moins courtois.
Février, de tous les mois, le plus froid et le plus matois.
Février n'a pas deux jours pareils.
Février tourne son bonnet sept coup devant derrière.
Quand Février débute en lion, il finit comme un mouton.
Février, tu févrièreras, mas tous les jours tu t'ensoleilleras.
Mieux vaut le loup près du fumier que la pluie de Février.
Pluie de Février emplit les greniers.
En Février, si au soleil ton chat tend sa peau, en mars, il l'exposera au fourneau.
Si Février ne févrotte, mars marmotte.
Février trop doux, printemps en courroux.
Si Février est chaud, croyez bien, sans défaut, que par cette aventure, Pâques aura sa froidure.
Quand la bise oublie Février, elle arrive en mai.
Si Février ne févrière pas, tout mois de l'an peu ou prou le fera.
Si Février n'a ses bourrasques, tous les mois feront des frasques.
S'il tonne en Février, montez vos tonneaux aux greniers.
Tonnerre en Février, point de vin au cellier, jette tes fûts au fumier !
Février veut pain, vin, viande et feu

Mars

Mars sec, c'est du blé partout.
Poussière de Mars, poussière d'or.
Quand Mars est sec, le grain fait touffe.
Mars sec et beau emplit huches et tonneaux.
Mars hâleux marie la fille du laboureux.
Neige de Mars, vaut du blé en sac.
S'il neige en Mars, gare aux vergers.
Neige de Mars brûle le bourgeon.
En Mars, s'il tonne, l'année est bonne.
Mars venteux, verger pommeux.
Quand on entend le tonnerre en Mars, hélas, les vaches sont traites !
Si vent en Mars, pas de fortes gelées.
Quand il tonne en Mars, le bonhomme dit «Hélas !» [car la neige couvrira la terre en mai] .
Ce que Mars couve, on le sait après son trente et unième jour.
Soit au commencement, soit à la fin, Mars nous montrera son venin.
En Mars, vent ou pluie, que chacun veille sur lui.
Fleur marsière ne tient guère.
Des fleurs de Mars, on ne tient compte, non plus que de femme sans honte.
Des fleurs de Mars, on n'en a que le regard.
Des fleurs que Mars verra, peu de fruits on mangera.
En Mars, les fous vont nu-pieds.
En Mars, qui n'a pas de souliers va nu-pieds, et qui en a les porte encore au-delà.
Le soleil de Mars donne des rhumes tenaces.
En Mars, quand il fait beau, prends ton manteau.
Gelée du mois de Mars donne le blé et le lard.
Vigneron, vide ton verre, si la pluie en Mars inonde la terre.
Quand Mars bien mouillé sera, bien du vin tu récolteras.
Pluie de Mars grandit l'herbette et souvent annonce disette.
Mars pluvieux, an disetteux.
Mars dans l'eau prépare au laboureur fléau.
Mars pluvieux, disette d'œuf.
Entre Mars et avril, on va de la table au lit.
Taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de Mars.
La vigne dit : en Mars, me lie, en Mars, me taille, en Mars, il faut qu'on me travaille.
Quand Mars fait avril, avril fait Mars.
Quand Mars se déguise en été, avril prend ses habits fourrés.
En Mars, autant de gelées, en avril autant de poussées.
Mars aride, avril humide.
Mars venteux, avril pluvieux, mai soleilleux, font le paysan orgueilleux.
Hâle de Mars, pluie d'avril, rosée de mai, emplissent le grenier.


Avril

Pluie en Avril, belle moisson d'été.
Avril mou, rend l'usurier fou.
Pluie d'Avril vaut purin de brebis.
Pluie d'Avril emplit le fenil.
Quand Avril est froid et pluvieux, les moissons n'en vont que mieux.
Avril frais et rousineux, rend toujours l'an plantureux.
S'il tonne alors que l'aubépine est encore dénudée, il y aura peu de lait.
Quand il tonne au mois d'Avril, le laboureur se réjouit, mais la mouche et la brebis ont beaucoup à souffrir.
Avril a trente jours et s'il en pleuvait trente et un, ce serait grand bien pour chacun.
En Avril, ne te découvre pas d'un fil.
On n'est pas sorti de l'hiver qu'Avril n'ait montré son derrière.
Celui qui s'allège avant le mois de mai, certainement ne sait pas ce qu'il fait.
Il n'est si gentil mois d'Avril qui n'ait son manteau de grésil.
Il n'est point d'Avril si beau qui n'ait neige à son chapeau.
Fleur d'Avril tient par un fil.
Bourgeon qui pousse en Avril, met peu de vin dans le baril.
Bourgeon d'Avril emplit le baril.
Gelée d'Avril ou de mai, misère nous prédit au vrai.
Quand Avril se met en fureur, il est le pire des laboureurs.
Tout ce qui pousse en mars, Avril le mange.
En Avril, si la gelée vient, elle apporte pain et vin.


Mai

Au mois de Mai la chaleur de tout l'an en fait la valeur.
À la mi-Mai, queue de l'hiver.
Eau de Mai, c'est du pain pour toute l'année.
En Mai, fais ce qu'il te plaît.
Mai chaud emplit la grange et le portai.
Chaleur de Mai verdit la haie.
Fraîcheur de Mai, fèves fleuries, pain dans la maie, et des folies.
Mai frais et venteux fait l'an plantureux.
Froid Mai et chaud juin donnent pain et vin.
Fraîcheur et rosée de Mai, vin à la vigne et foin au pré.
Plus Mai est chaud, plus l'an vaut.
Mai sec, année propice.
Au mois de Mai, il faudrait qu'il ne plût jamais.
Mai en rosée abondant rend le paysan content.
En Mai rosée, en mars grésil, pluie abondante au mois d'avril, le laboureur est content plus que ne feraient cinquante écus.
La rosée du mois de Mai rend le cœur du laboureur gai.
Rosée et fraîcheur de Mai donnent vin à la vigne et foin au pré.
Avril pluvieux et Mai venteux, ne font pas l'an disetteux.
Quand il tonne en Mai, vaches ont du lait.
Mai froid n'enrichit personne, mais il est excellent quand il tonne.
Brouillard de Mai, chaleur de juin, amènent la moisson à point.
Pendant le joli mois de Mai, couvre-toi plus que jamais.
Au mois de Mai, manteau jeté.


Juin
 


Juin froid et pluvieux, tout l'an sera grincheux.
Juin gris et orageux, novembre neigeux.
Prépare autant de tonneaux, qu'en Juin tu compteras de jours beaux.
C'est le mois de Juin qui fait le foin.
Beau mois de Juin change l'herbe rare en beau foin.
En bon Juin, mauvaise herbe donne beau foin.
Un pré est bien vaurien quand en Juin il ne donne rien.
Beau temps en Juin, abondance de grain.
Beau temps avant la Saint-Jean, beau grain pour l'an.
En Juin beau soleil qui donne n'a jamais ruiné personne.
Juin bien fleuri, vrai paradis.
Juin pluvieux vide celliers et greniers.
Eau de Juin ruine le moulin.
Temps trop humide en Juin au paysan est grand chagrin.
Pluie de Juin fait belle avoine et maigre grain.
Juin larmoyeux rend le paysan joyeux.
De Juin vent du soir, pour le grain est de bon espoir.
En Juin, c'est la saison de tondre brebis et moutons.
Si Juin fait la quantité, Septembre fait la qualité.
Qui en Juin se porte bien, au temps chaud ne craindra rien.


Juillet


Le soleil de juillet travaille pour deux.
Juillet ensoleillé remplit cave et grenier.
Si juillet est beau, prépare tes tonneaux.
Souvent juillet orageux annonce hiver rigoureux.
Soleil de juillet donne la fortune.
Juillet sans orage, famine au village.
Juillet doit rôtir ce que septembre mûrira.
Pluie de juillet, eau en panier.
Pluie de juillet, eau en janvier.
Tel juillet, tel janvier.
Quand en juillet, fourmi rehausse sa maison, l'hiver sera dur et long.


Août


S'il tonne en Août, grande prospérité partout, mais des malades beaucoup.
Un mois d'Août sans rosée donne une mauvaise année.
Autant de brouillards en Août, autant de déluges dans l'année.
En Juillet comme en Août, ni femmes ni choux.
Qui dort en Août, dort à son coût.
Quand il pleut en Août, il pleut miel et bon moût.
Quand Août est pluvieux, Septembre est radieux.
Tonnerre d'Août, belle vendange et bon moût.
Ce qu'Août ne cuira, Septembre ne le rôtira.
À tonnerre d'Août, grosses grappes et bon moût.
Temps sec et vent en Août, donneront en hiver des froids de loup.
Août sec et gros nuages en l'air, donneront de la neige en hiver.
Temps trop beau en Août annonce un hiver en courroux.
C'est le mois d'Août qui réchauffe tout.
Si le mois d'Août est beau, c'est signe que l'hiver sera bon.
Soleil rouge en Août, c'est de la pluie partout.
Jamais d'Août la sécheresse n'amènera la richesse.
Chaleur d'Août, c'est du bien partout.
Quand Août est bon, abondance à la maison.


Septembre


Si Juin fait la quantité, Septembre fait la qualité.
Lorsque beaucoup d'étoiles filent en Septembre, les tonneaux sont alors trop petits en Novembre.
En Septembre, si trois jours tonne, c'est un nouveau bail pour l'automne.
Septembre emporte les ponts ou tarit les fonts.
Pluie de Septembre, joie du paysan.
Pluie de Septembre est bonne à semailles et à vigne.
En Septembre, pluie fine est bonne pour la vigne.
Septembre humide, pas de tonneau vide.
Orages de Septembre, neiges de Décembre.
S'il tonne encore en Septembre, la neige sera haute.
Septembre est le mai de l'automne.
Septembre de noix, hiver froid.
À Septembre chaud, Octobre mouillé.
Beau Septembre, Octobre maussade.


Octobre


Octobre et Mars se ressemblent.
Octobre est bon s'il est de saison.
Brouillard d'Octobre et pluvieux Novembre font bon Décembre.
Si Octobre est chaud, Février sera froid.
Si Octobre est trop chaud, en Février, la glace est au carreau.
En Octobre, qui ne fume rien, ne récolte rien.
Octobre ensoleillé, décembre emmitouflé.
Octobtr en bruine, hiver en ruines.
Un Octobre en brumes est un mois à rhumes.
Gelée d'Octobre, rend le vigneron sobre.
Tonnerre d'Octobre, vendanges peu sobres.
En Octobre tonnerre, vendanges prospères.
Quand Octobre prend sa fin, dans la cuve est le raisin.
Octobre glacé, fait vermine trépasser.
Octobre au coin du feu, fait venir le feu.
Si Octobre s'emplit de vents, du froid tu pâtiras longtemps.
Octobre le vaillant, surmène le paysan.
Beaucoup de pluie en Octobre, beaucoup de vent en Décembre.
Automne en fleur, hiver plein de rigueur.


Novembre


Novembre chaud au début, froid à la fin.
Le mois des brumes réchauffe par-devant et refroidit par-derrière.
En Novembre, s'il tonne, l'année sera bonne.
Tonnerre de Novembre remplit le grenier.
Quand en Novembre, il a tonné, l'hiver est avorté.
Quand il gèle en Novembre, l'hiver part comme tendre.
Brouillard en Novembre, l'hiver sera tendre.
Le vent de Novembre arrache la dernière feuille.


Décembre


Si l'hiver ne fait pas son devoir aux mois de Décembre ou Janvier, au plus tard, il se fera voir le 2 Février.
Tonnerre de Décembre promet beaucoup de vent pour l'année suivante.
La neige de l'Avent ne dure pas longtemps.
En Décembre, temps neigeux, Janvier bon ni pour les jeunes ni pour les vieux, mauvaise année pour les laboureux, pas de violon, mariages peu nombreux.
Quand Décembre est froid, quand la neige tombe, en année féconde, tu peux avoir foi.
En Décembre froid, laboureur a foi.
Décembre de froid chiche, ne rend pas le paysan riche.
Froid et neige en Décembre, du blé à revendre.
Si Décembre est sous la neige, la récolte elle protège.
Décembre aux pieds blancs s'en vient ; an de neige est an de bien.
Neige de Décembre est engrais pour la terre.
Neige avant Noël, fumier pour le seigle.
S'il tonne en Décembre, l'hiver sera manqué.
Quand en Décembre, il a tonné, l'hiver est avorté.
Décembre trop beau, été dans l'eau.
Décembre prend, il ne rend.
En Décembre fais du bois et endors-toi.
 

 
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Published by romain - dans Comprendre
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