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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 22:12

 

[Dossier]  Inondations extrêmement meurtrières en Inde et en Ethiopie

dossier réalisé le 28 aout 2008

 

 

En Inde

C’est tout le pays qui est frappés par de très importantes inondations depuis plusieurs semaines. Les épisodes pluvieux sont très fréquents en Inde et plus généralement dans toute l’Asie du Sud-est à cause de ce qu’on appelle la mousson.

La mousson, c’est en fait un vent qui change de direction suivant les saisons. En été, les vents prennent une direction sud-ouest. Ils apportent alors un air chargé en humidité qui vient de l’Océan Indien. A l’inverse, en hiver, la mousson a une direction nord-est, c’est alors un temps sec qui prédomine.

Mais la saison de mousson d’été que connait actuellement l’Inde est particulièrement intense et provoque de graves inondations dans toute l’Asie du Sud. Depuis le début de l’épisode, mi-mai, les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la zone ont tuées plus de 1000 personnes. L’Inde mais aussi le Népal et le Bangladesh sont les pays les plus touchés.

Au nord du pays, la province de Bihar est particulièrement touchée.

carte province de Bihar - Inde

Un barrage sur le fleuve Koshi a même cédé provoquant des inondations monstres touchant également le Népal où des villages entiers ont été submergés par les eaux. De nombreuses personnes n’ont pas pu être évacuées, elles sont isolées et prisonnières des eaux.
La province d’Uttar Pradesh, toujours au nord du pays, semble être la plus touchée selon les informations communiquées par l’AFP et les autorités locales. 721 personnes ont péri dans cette province du fait des inondations depuis la mi-mai.

Mais maintenant, en plus de la pluie, on craint les épidémies qui pourraient très rapidement se développer dans ces provinces très pauvres du monde. L’aide alimentaire n’arrive pas à parvenir de manière suffisante et les eaux stagnantes des inondations peuvent apporter de nombreuses maladies : choléra, paludisme … Ces inondations appauvrissent encore plus ces régions en détruisant les propriétés, les fermes et les cultures.
La situation ne sevrait malheureusement pas s’améliorer dans les jours à venir puisque de nouvelles intempéries sont prévues pour la semaine à venir en particulier dans le nord et l’est de l’Inde, on l’a vu déjà très durement touchés.


En Ethiopie


Le pays est lui aussi confronté à d’importantes inondations en particulier dans la région de Gambella. La zone a subi pendant plus d’une semaine des pluies extrêmement intenses qui ont provoqué la crue de tous les cours d’eau. Les zones résidentielles, les fermes ont été submergées par les eaux. Plus de 18 000 personnes ont du être déplacées dans cette zone pour rejoindre des lieux situés plus en hauteur. Les récoltes de mais, de sorgo ou de coton sont définitivement perdues et les terres seront pendant de nombreuses semaines impraticables.

Habituellement, l’Ethiopie doit faire à face à une saison des pluies particulièrement marquée entre juin et septembre. L’année dernière, selon l’ONU, plus de 100 000 personnes ont été touchées par les inondations dans le pays.  Mais cette année, les inondations ont, comme en Inde, été particulièrement importantes.

Et c’est un problème sanitaire qui se pose désormais pour la région. En effet, pour la population déplacée,il y a un manque d’infrastructures et d’outils pour faire la cuisine par exemple. Plusieurs millions de personnes seraient affectées par le manque de nourriture. Les eaux qui croupissent dans les villes posent aussi de graves risques sanitaires avec des risques de diarhées par exemple. Les ONG sur place expliquent qu’elles ne peuvent pas venir en aide à toutes les personnes qui en auraient besoin.

On parle au final beaucoup de sécheresse en Afrique. Mais les épisodes de pluie intenses sont autant, voire plus, redoutables. En grande partie car la population, que ce soit en Inde ou en Ethiopie,  est extrêmement vulnérable.
Les spécialistes annoncent d’ors et déjà que ces phénomènes brutaux d’un changement de temps à un autre que connait très bien l’Afrique devraient prendre une ampleur de plus en plus importante.


Une raison de plus pour prendre conscience du fait que nous aussi nous pouvons tenter de lutter contre cette évolution qui n’est pas inévitable. A notre place, nous pouvons tous nous engager pour préserver la planète du futur et faire que ces évènements ne soient demain pas le lot quotidien d’une majeure partie de la population de la planète.


Champ d’


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Published by Romain Astier - dans Dossiers météo
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