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5 décembre 2005 1 05 /12 /décembre /2005 19:09

[Dossier]  Climat : un second souffle pour le Protocole de Kyoto


Un accord a été co lu samedi à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques pour préparer l'après-Kyoto dès l'an prochain. Plus de 150 pays ont accepté de lancer des négociations formelles sur la réduction des gaz à effet de serre après 2012. Mais les Etats-Unis, déjà non-signataires du Protocole de Kyoto, ont refusé d'y prendre part officiellement, acceptant seulement un "dialogue" informel pour limiter le réchauffement climatique.

Selon les termes de l'accord annoncé tôt samedi après une nuit de négociations, les parties décident "d'engager un processus afin d'étudier de nouveaux engagements des pays industriels pour la période postérieure à 2012", jetant ainsi les bases d'un nouveau cycle de négociations sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

A partir de mai prochain, 157 Etats devraient donc entamer les négociations sur une nouvelle période d'engagement du Protocole de Kyoto (2013-2017) et un groupe de travail a été établi pour s'assurer que ces négociations soient menées "le plus vite possible".

Les pays signataires du Protocole de Kyoto, a toutefois noté le chef de la délégation suisse Bruno Oberle, ne "pourront pas résoudre (seuls) le problème. Nous avons besoin du soutien des Etats-Unis, mais aussi des grands pays émergents", allusion à des pays comme la Chine.

La conférence de Montréal était la plus importante depuis la signature de Kyoto par 140 pays en 1997. Le protocole paraphé au Japon prévoit qu'entre 2008 et 2012 les 35 pays les plus industrialisés du monde auront réduit leurs émissions de gaz à effet de serre, responsables des changements climatiques, de 5,2% en moyenne par rapport aux niveaux de 1990. L'Union européenne s'est ainsi engagée sur un recul de 8% et a en outre adopté en juin un plan de réduction de 15 à 30% par rapport à 1990 d'ici 2020.

Mais les Etats-Unis, premiers émetteurs de ces gaz (un quart de la production mondiale) et qui avaient initialement accepté une réduction de 7%, refusent depuis 2001 d'appliquer le traité pour protéger leur économie et parce que les pays émergents tels que la Chine et l'Inde ne sont pas concernés.

Si Washington préfère mettre en avant le développement de technologies plus propres, de nombreux Etats, villes et sociétés américaines ont déjà conclu de leur côté des accords de limitation de leurs émissions. L'ancien président américain Bill Clinton, partisan de Kyoto, a souligné vendredi que l'administration Bush a "totalement tort" de refuser le protocole.

Une récente étude européenne vient de confirmer que les niveaux de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère n'ont jamais été aussi élevés depuis 650.000 ans et que l'activité humaine joue un rôle majeur dans les changements climatiques récents.

Le CO2 et autres gaz à effets de serre, produits par la combustion des moteurs et autres industries utilisant des carburants fossiles comme le pétrole ou le charbon, ont fait monter la température globale de la Terre de 0,7 degré Celsius au cours du XXe siècle, selon les scientifiques.

Ils mettent en garde contre les graves conséquences des changements climatiques, dont la montée du niveau des mers et la modification de la carte des précipitations.

Du côté des écologistes, l'accord de Montréal est une bonne chose. Pour Jennifer Morgan du WWF, "le Protocole de Kyoto est plus vivant que jamais". Même sentiment pour Laetita de Marnez, porte-parole de Greenpeace France, selon qui "cette première réunion historique (...) a reconnu l'urgence représentée par la menace des changements climatiques envers toutes les populations, notamment les plus pauvres. Les décisions prises ici nc ouvrent la voie pour une action de long terme".

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Published by romain astier - dans Dossiers météo
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